Prix Nobel 2025 : la chimie célèbre… le vide
Cette année, le Prix Nobel de Chimie récompense trois chercheurs ; Susumu Kitagawa (Japon) , Richard Robson (Australie) et Omar Yaghi (USA) pour une idée qui semble simple, mais qui est en réalité révolutionnaire : créer des structures moléculaires avec de grands espaces vides. Oui, vous avez bien lu, ce sont des trous… Enfin, des cages moléculaires, appelées cadres métal-organiques (MOF), capables de stocker des gaz, purifier l’eau ou capturer le CO₂.
Leur génie ? Avoir compris que le vide peut être utile. Ces matériaux sont un peu comme la valise de Mary Poppins : petits à l’extérieur, immenses à l’intérieur. Une belle revanche pour ceux qui se sont déjà fait reprocher d’avoir “la tête vide”. Désormais, le vide, c’est noble et utile !
Concrètement, les MOF pourraient permettre de boire l’eau du désert, aspirer la pollution de l’airoucatalyser des réactions chimiques c’est-à-dire d’accélérer le processus.
Derrière ces structures, c’est toute la chimie qui s’offre de nouvelles opportunités pour résoudre certains des défis majeurs de notre époque.
Les autres prix remarquables
En Médecine : les “gardiens invisibles de notre corps” : les cellules régulatrices du système immunitaire, celles qui nous protègent sans que l’on s’en rende compte.
En Physique : l’infiniment petit devient tangible. Les lauréats ont montré que les phénomènes de la mécanique quantique peuvent se manifester dans des objets presque tenables dans la main, ouvrant la voie à des applications concrètes comme les ordinateurs quantiques.
En Littérature : László Krasznahorkai, pour une œuvre visionnaire qui, au cœur de l’apocalypse, rappelle le pouvoir de l’art et de la langue pour résister.
Prix Nobel de la Paix : María Corina Machado, pour son engagement démocratique au Venezuela, et la promotion d’une transition pacifique face à l’autoritarisme.
En Économie : Joel Mokyr, Philippe Aghion et Peter Howitt, pour leurs travaux sur la croissance et l’innovation, et le concept de destruction créatrice. C’est un rappel que l’innovation stimule le progrès mais nécessite une société prête à gérer ses bouleversements.
En résumé, la science et la créativité ouvrent des portes invisibles mais essentielles, que ce soit pour la planète, la société ou notre imagination !